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Avis du Haut Conseil de la Santé Publique relatif à l’opportunité de recommandations spécifiques pour certaines personnes pouvant être considérées comme particulièrement vulnérables parmi les personnes à risque de forme grave de COVID-19

Le Haut Conseil de la Santé Publique vient de publier un avis relatif à l’opportunité de recommandations spécifiques pour certaines personnes pouvant être considérées comme particulièrement vulnérables parmi les personnes à risque de forme grave de COVID-19. 

En complément de son avis du 19 juin 2020 relatif à la reprise d’activité des personnes à risque de forme grave de COVID-19, la DGS a demandé au HCSP de se prononcer sur l’opportunité de distinguer, parmi elles, celles « à très haut risque vital » pour lesquelles des recommandations spécifiques pourraient être formulées.

Le HCSP a pris en compte l’ensemble des données disponibles depuis le 19 juin qui précisent les trois comorbidités les plus à risque en France (HTA, pathologies cardiaques, diabète) mais ne permettent pas d’évaluer le poids de l’association de comorbidités et de l’âge sur le niveau du risque, et le caractère multifactoriel du risque d’évolution vers une forme grave.

En raison de l’impossibilité de distinguer des personnes « à très haut risque vital », le HCSP recommande :

  • qu’une information relative aux risques de forme grave et à sa prévention soit délivrée de manière ciblée et explicite aux populations concernées, et réitère ses précédentes recommandations ;
  • que le télétravail soit privilégié chaque fois que possible. S’il est impossible, le travail en présentiel ne peut être envisagé que lorsque les conditions le permettent : poste de travail isolé, nettoyé et désinfecté avec les produits de nettoyage/désinfection habituels, au moins en début et en fin de poste, et consignes générales de prévention appliquées de façon stricte, y compris dans tout lieu fréquenté lors de l’activité professionnelle (restaurant d’entreprise, cafétéria, salle de détente…) : mesures barrières renforcées, hygiène des mains, respect strict de la distanciation physique en milieu ouvert (à défaut port obligatoire du masque); port obligatoire d’un masque à usage médical en milieu clos (que la distanciation physique soit ou non respectée) ;
  • que le médecin du travail apprécie la compatibilité de l’aménagement du poste de travail et des mesures de protection avec l’état de santé de la personne et puisse prononcer une éviction professionnelle si les conditions d’une reprise du travail en sécurité ne sont pas remplies.