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Évaluation de la recherche des papillomavirus humains (HPV)

La HAS publie une évaluation de la recherche des papillomavirus humains (HPV) en dépistage primaire des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus et de la place du double immuno-marquage p16/Ki67

Le dépistage du cancer du col de l’utérus (CCU) s’appuie sur un programme national de dépistage organisé (PNDO). Celui-ci repose sur les recommandations françaises actuelles pour le dépistage du CCU. C’est-à-dire la réalisation d’un examen cytologique chez les femmes asymptomatiques de 25 à 65 ans tous les 3 ans, après deux examens consécutifs normaux à un an d’intervalle. Dans ses recommandations de 2010, la HAS considérait que le passage au test HPV comme test de dépistage était prématuré. Mais il pouvait être susceptible d’intervenir à terme lorsque le dépistage organisé serait effectif. La garantie de qualité du programme de dépistage du CCU est essentielle :

  • ce programme s’adresse à des populations non malades;
  • il présente des risques associés (en termes d’interventions inutiles notamment) ;
  • il est financé collectivement et doit permettre de proposer une prise en charge de qualité équivalente à l’ensemble des femmes participantes, sur l’ensemble du territoire.

La Direction Générale de la Santé a souhaité que la HAS évalue la place du test HPV ainsi que le recours au double immuno-marquage p16/Ki67 dans la stratégie de dépistage primaire des lésions précancéreuses et cancéreuses du CCU.

Principales recommandations

Les recommandations formulées concernent les femmes éligibles au dépistage du cancer du col de l’utérus, immunocompétentes, n’ayant pas eu d’hystérectomie totale et âgées de 25 à 65 ans. La conduite à tenir sera la même pour les femmes vaccinées ou non contre les HPV.LC

Rapport d’activité 2018 Onco-Nouvelle-Aquitaine

Ce rapport concerne l’activité 2018 des 3 Réseaux Régionaux de Cancérologie (Réseau de Cancérologie d’Aquitaine, Onco Poitou Charentes et ROHLim) qui ont fusionné fin septembre en un réseau unique : Onco-Nouvelle-Aquitaine.

Conçu sur un format réduit, dans la mesure où les travaux de fusion ont mobilisé les instances et les équipes des 3 réseaux en 2018 il présente les projets à l’échelle territoriale et les actions menées en commun à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine

Parmi les sujets prioritaires, le Dossier Communicant de Cancérologie K-Process et son déploiement sur toute la Nouvelle Aquitaine, les articulations avec les acteurs de la cancérologie, l’évaluation des pratiques EVAPePS, les formations et rencontres de professionnels ou encore la mise à disposition des recommandations et des référentiels à destination des professionnels.

Les missions sont nombreuses, de nouvelles se profilent, les enjeux sont importants, et les équipes d’Onco-Nouvelle-Aquitaine restent en place, avec les 3 sites de Bordeaux, Limoges et Poitiers, pour les mener à bien.

Rapport d’activité RCP 2018 Nouvelle-Aquitaine

Ce rapport est réalisé dans le contexte de la fusion des 3 réseaux de cancérologie d’Aquitaine (RCA), du Limousin (ROHLim) et de Poitou-Charentes (Onco-Poitou-Charentes) en un réseau unique (Onco-Nouvelle-Aquitaine), suite à la réforme territoriale des régions en France.

Pour réaliser ce rapport sur les Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP), le Réseau Onco-Nouvelle-Aquitaine s’appuie sur les informations en provenance des 19 Centres de Coordination en Cancérologie (3C) de la région. La traçabilité est assurée par la saisie de fiches RCP structurées à chaque présentation d’un dossier patient en RCP.

L’enregistrement standardisé des fiches RCP a débuté en 2003 en Aquitaine, en 2005 en Limousin et en 2009 en Poitou-Charentes. Jusqu’en 2017 le recueil et la gestion des données RCP était réalisés par les Réseaux régionaux de cancérologie correspondants à ces 3 ex-régions.
En 2018, les données RCP ont été traitées en une base de données unique pour la Nouvelle-Aquitaine. La traçabilité des fiches RCP était intégrée à 5 systèmes d’information dont l’extraction des données a permis l’analyse régionale.

Incidence et mortalité des cancers : quelles évolutions depuis 1990 ?

Pour la première fois, 74 types et sous-types de cancers et des tendances par âge ont été étudiés.

Le rapport «Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018» offre une finesse d’interprétation venant renforcer considérablement la connaissance épidémiologique de ces pathologies.

Fruit du partenariat entre Santé publique France, l’Institut national du cancer, le réseau des registres des cancers Francim et le service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices Civils de Lyon, il est actualisé tous les 5 ans et représente une étape essentielle dans la surveillance et l’observation épidémiologiques des cancers.

Les informations de cette nouvelle édition contribuent à apprécier les actions préventives et curatives recommandées par les Plans cancer et constituent un point d’appui pour l’élaboration de la future stratégie décennale de lutte contre la maladie.

Programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM) : vingt années de surveillance (1998-2017) des cas de mésothéliome, de leurs expositions et des processus d’indemnisation

Santé Publique France vient de publier un rapport concernant le Programme National de Surveillance du Mésothéliome pleural (PNSM) qui fonctionne depuis 20 ans.

Ce rapport dresse un bilan essentiel de l’évolution de la situation épidémiologique des mésothéliomes pleuraux entre 1998 et 2017, en France, en termes d’incidence, de survie, d’expositions des patients atteints et de leur reconnaissance médico-sociale.

Malgré l’interdiction de l’usage de l’amiante en 1997 et du fait de l’effet différé de trente à quarante ans entre la première exposition et la survenue d’un mésothéliome, l’incidence du mésothéliome pleural continue à augmenter en France et cette augmentation est encore plus marquée chez les femmes, avec un doublement du nombre de nouveaux cas annuel depuis 1998.

Sur la période 2015-2016, on estime que 1 100 nouveaux cas de mésothéliomes pleuraux sont survenus annuellement en France dont 27% de femmes.

Par ailleurs, on note une grande hétérogénéité géographique de l’incidence.

31 mai 2019 : journée mondiale sans tabac

Chaque année, le 31 mai, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires mondiaux marquent la Journée mondiale sans tabac.

Cette campagne annuelle est l’occasion de sensibiliser aux effets nocifs et mortels de l’exposition au tabagisme ou à la fumée des autres et de décourager la consommation du tabac sous quelque forme que ce soit.

La Journée mondiale sans tabac de 2019 sera axée sur « le tabac et la santé pulmonaire ».

La campagne permettra de sensibiliser davantage aux aspects suivants :

  • l’effet négatif que le tabac a sur la santé pulmonaire, allant du cancer aux maladies respiratoires chroniques.
  • le rôle fondamental des poumons dans la santé et le bien être de tous.

A cette occasion, des professionnels de santé proposeront des actions diverses pour vous accompagner ou vous soutenir dans l’arrêt du tabac. 

20 au 24 mai 2019 : semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau

Le syndicat national des dermatologues et vénéréologues (SNDV) organise, du 20 au 24 mai 2019, sa semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau.

Les médecins dermatologues participant à l’opération, procèdent à un examen de dépistage gratuit à la recherche des cancers de la peau et non à une consultation gratuite de dermatologie. Les médecins dermatologues qui effectuent le dépistage sont tous volontaires et sont entièrement bénévoles ; ils ne reçoivent aucune rémunération.

Pour bénéficier d’un examen gratuit de votre peau, il est obligatoire de se connecter sur la plateforme en ligne de prise de rendez-vous : semaine-prevention.fr

Ne jamais se présenter sans rendez-vous ou emmener quelqu’un avec vous car vous ne serez pas reçu.

Tout le monde ne pourra pas être dépisté. Au cours de cette semaine de prévention, priorité sera donnée aux personnes dites « à risque » (selon les critères de l’assurance maladie).

Dépistage organisé du cancer colorectal : reprise des livraisons de kits à partir du 21 juin 2019

La Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam) vient de prendre une mesure d’urgence destinée à assurer la continuité du dispositif de dépistage du cancer colorectal, en concluant un marché transitoire de fourniture de kits de dépistage immunologique et de gestion de la solution d’analyse.

Ce marché transitoire va permettre une reprise rapide des commandes et des livraisons de kits sur l’ensemble du territoire. Ainsi, les livraisons de kits aux professionnels de santé et aux centres régionaux de coordination et de dépistage des cancers reprendront à partir du 21 juin 2019. Le dispositif de commandes en ligne des kits sera réactivé, à cet effet, dès la fin du mois de mai. 

Cancer du sein et cancer colorectal : indicateurs de qualité et de sécurité des soins

L’Institut national du cancer vient de publier ses rapports sur la création de d’Indicateurs de Qualité et de Sécurité de Soins (IQSS) spécifiques pour le cancer du sein et pour le cancer colorectal, basés sur les recommandations de bonne pratique et automatisables à partir des bases de données médico-administratives.

Les IQSS sélectionnés (6 pour le cancer colorectal et 10 pour le cancer du sein) concernent toutes les phases du parcours de soins du patient, associant des indicateurs de processus, de résultat et d’évaluation de la pertinence des soins.